Echos - dernières nouvelles

2 11 2008

Ce dimanche, 2 novembre 2008, j’apprends le décès de Marie Bairolle, Fille de Jacques Bairolle . Je présente mes condoléances émues à toute la Famille.

J’ai interpellé la Direction de « Six Flags » au sujet de la lenteur de giration du carrousel. La Directrice des manèges m’a adressé un courriel ou elle précise que la restauration tant esthétique que mécanique a été confiée à la société « Carousel Magic » La partie mécanique n’a pu être complètement réalisée par manque de temps. Espérons que ce problème de rotation sera résolu au cours de cet hiver 2007-2008.

La restauration du galopant a été confiée à une société américaine, de réputation mondiale, « Carousel Magic ». Les décors et les chevaux ont été restaurés par des artisans Montréalais au cours de cet hiver 2006-2007.

La Meuse Liège a publié un article dans son édition du 19 mai 2007, jour du retour et de l’inauguration du galopant au parc de « La Ronde »

Sous le titre « Le Québec veut sauver notre galopant » le Jour Verviers dans son édition du mardi 13 mars 2007, faisait la une et consacrait une page entière à l’histoire de ce carrousel mythique.

Dans son numéro de février 2007, un des mensuels, les plus importants des Etats-Unis « The carousel News & Trader » à consacré deux pages, toutes en couleurs, sur le galopant de Jacques Bairolle.

Le galopant dénommé « carrousel antique » puis rebaptisé « le galopant » au Canada est connu par tous ses habitants. En effet, il a servi de support au générique d’un feuilleton à succès qui a été diffusé dans ce pays pendant plus de cinq ans. Ce feuilleton « Quelle Famille » était diffusé tous les soirs de la semaine. Le carrousel est apparu, également, dans de nombreux films et autres feuilletons télévisés.

Le 15 juin 2006, l’éditeur de trois hebdomadaires à Montréal nous a contacté en vue d’obtenir une interview sur l’histoire du galopant de Jacques Bairolle. C’est Mitch Silverstein, co-auteur du site consacré au carrousel qui a répondu à sa demande. Cet éditeur faisait appel à ses lecteurs pour avoir leur avis quant à savoir si la prise en charge, par la ville de Montréal, du coût de la restauration du carrousel était réaliste. Celle-ci étant évaluée à 1 million de dollars Canadiens.

Des rumeurs circulaient à Montréal, en 2003 : Six Flags, nouveau propriétaire de « La Ronde » envisageait d’envoyer le galopant, après restauration, dans un de leurs six parcs « vedettes » aux Etats-Unis. Information démentie par la Direction du parc de Montréal.

En 2001, Héritage Montréal (équivalent chez nous aux monuments et sites) est intervenu, sans succès, auprès du Maire Bourque pour que le galopant soit exclu de l’entente avec Six Flags et demeure à Montréal comme propriété municipale. En 2003, ce même organisme a établi une relation avec des représentants de la National Carousel Association afin de guider Six Flags à protéger ce patrimoine. Héritage a, depuis, continué à attirer l’attention des autorités municipales et de la compagnie Six Flags pour que ce carrousel soit remis en fonction et retrouve son usage d’antan. «  Montréal est le dépositaire privilégié d’un spécimen unique, authentique représentant de la tradition européenne, celle-là même qui a influencé les fabricants américains »



Des nouvelles en vrac

22 11 2007

J’ai interpellé la Direction de Six Flags au sujet de la lenteur de giration du carrousel. La Directrice des manèges m’a adressé un courriel ou elle précise que la restauration tant esthétique que mécanique a été confiée à la société Carousel Magic. La partie mécanique n’a pu être complètement réalisée par manque de temps. Espérons que ce problème de rotation sera résolu au cours de cet hiver 2007-2008.

La restauration du galopant a été confiée à une société américaine, de réputation mondiale, Carousel Magic. Les décors et les chevaux ont été restaurés par des artisans Montréalais au cours de cet hiver 2006-2007.

La Meuse Liège a publié un article dans son édition du 19 mai 2007, jour du retour et de l’inauguration du galopant au parc de La Ronde.

Sous le titre « Le Québec veut sauver notre galopant » le Jour Verviers dans son édition du mardi 13 mars 2007, faisait la une et consacrait une page entière à l’histoire de ce carrousel mythique.

Dans son numéro de février 2007, un des mensuels, les plus importants des Etats-Unis « The carousel News & Trader » à consacré deux pages, toutes en couleurs, sur le galopant de Jacques Bairolle.

Le galopant dénommé « carrousel antique » puis rebaptisé « le galopant » au Canada est connu par tous ses habitants. En effet, il a servi de support au générique d’un feuilleton à succès qui a été diffusé dans ce pays pendant plus de cinq ans. Ce feuilleton « Quelle Famille » était diffusé tous les soirs de la semaine. Le carrousel est apparu, également, dans de nombreux films et autres feuilletons télévisés.

Le 15 juin 2006, l’éditeur de trois hebdomadaires à Montréal nous a contacté en vue d’obtenir une interview sur l’histoire du galopant de Jacques Bairolle. C’est Mitch Silverstein, co-auteur du site consacré au carrousel qui a répondu à sa demande. Cet éditeur faisait appel à ses lecteurs pour avoir leur avis quant à savoir si la prise en charge, par la ville de Montréal, du coût de la restauration du carrousel était réaliste. Celle-ci étant évaluée à 1 million de dollars Canadiens.

Des rumeurs circulaient à Montréal, en 2003 : Six Flags, nouveau propriétaire de La Ronde envisageait d’envoyer le galopant, après restauration, dans un de leurs six parcs vedettes aux Etats-Unis. Information démentie par la Direction du parc de Montréal.

En 2001, Héritage Montréal (équivalent chez nous aux monuments et sites) est intervenu, sans succès, auprès du Maire Bourque pour que le galopant soit exclu de l’entente avec Six Flags et demeure à Montréal comme propriété municipale. En 2003, ce même organisme a établi une relation avec des représentants de la National Carousel Association afin de guider Six Flags à protéger ce patrimoine. Héritage a, depuis, continué à attirer l’attention des autorités municipales et de la compagnie Six Flags pour que ce carrousel soit remis en fonction et retrouve son usage d’antan. « Montréal est le dépositaire privilégié d’un spécimen unique, authentique représentant de la tradition européenne, celle-là même qui a influencé les fabricants américains »



Montréal « La Ronde » (1966 - )

12 11 2007

En 1966, la ville de Montréal rachète le galopant à l’occasion de la création du parc d’attractions de La Ronde en prévision de l’exposition universelle de 1967 dans cette même ville.

Le parc de la Ronde est situé sur l’île Sainte Hélène, une des nombreuses îles qui se trouvent sur le Saint Laurent, fleuve qui traverse la ville de Montréal. La ronde compte 40 manèges et attractions. Parmi ceux-ci, les montagnes russes conçues entièrement en bois, les plus longues et les plus hautes au Canada. Ce parc, initialement conçu pour un an, est resté propriété municipale jusqu’en 2002 et est toujours en activité.

Après l’exposition universelle, le carrousel disparaît à nouveau pour réapparaître 3 ans plus tard. Fort abîmé, il a été entièrement restauré, rénové et repeint. Le coût de ces travaux est évalué à 223.000 €. Joseph Bairolle, fils de Jacques a été sollicité pour réaliser les travaux de peintures mais il a décliné l’offre. Plus tard, le mécanisme de lecteurs de touches à traction mécanique de l’orgue a été remplacé par des lecteurs électroniques à infrarouge, lesquels assurent une vie beaucoup plus longue aux cartons perforés sans modifier la tonalité de l’orgue.

En mai 2003, je suis informé par Richard Conception, membre de l’association nationale des carrousels et des parcs historiques aux Etats-Unis que le galopant a disparu de La Ronde et a été remplacé par un Change Morgan en fibre de verre. (Il s’agit d’une réplique de carrousel à chevaux de bois de type ascenseur). Je contacte immédiatement les responsables de La Ronde qui confirme l’information.

Le galopant a été retiré du parc, lors de la reprise des activités de La Ronde par Six Flags, en 2002. « Le carrousel est entreposé dans des containers en vue d’être restauré dans les règles de l’art » précisait à l’époque un communiqué de la Direction de Six Flags.

C’est au cours de cet hiver 2006-2007, que le galopant a été restauré, dans le plus grand secret, aux Etats-Unis et au Canada. Rénovation effectuée dans le cadre du quarantième anniversaire de La Ronde.

C’est à l’occasion de cette renaissance que je me suis rendu, avec mon fils, le 22 septembre 2007 à La Ronde. Pour revoir ce carrousel mythique qui a bercé toute mon enfance. Je me suis retrouvé plongé, il y a cinquante ans, face à ce monument, quand les fêtes locales avaient encore toute leur signification.

Lorsqu’en 1964, Jacques Bairolle évoquait la tristesse qu’il éprouvait de voir « son » galopant quitter sa ville de Liège, je crois que, vivant, il serait fier et heureux du travail réalisé par nos cousins Canadiens.

Si la restauration du galopant est une réussite de nombreux problèmes techniques subsiste. L’orgue n’est plus fonctionnel depuis de nombreuses années et l’animation musicale est assurée par des bandes sonores qui tournent en boucle. Les gondoles dont les oscillations avant-arrière et gauche-droite étaient spectaculaires sont maintenant fixes. Je me suis inquiété de l’absence de l’ange ailé tenant des rênes surplombant une des gondoles et un des emblèmes du carrousel. Personne n’a pu répondre à mon interrogation. Je déplore l’extrême lenteur de rotation du carrousel. Lenteur inappropriée à ce type de carrousel qui soit tourner à un certain rythme afin d’assurer un mouvement de galop réaliste aux chevaux. Enfin, l’accès est limité aux enfants et leurs familles par soucis de sauvegarde du patrimoine. Je peux comprendre que les années et surtout le climat Canadien n’ont pas arrangé les choses mais la giration du carrousel reste une énigme. J’ai interpellé la Direction de La Ronde à ce sujet.

On peut se réjouir de la nouvelle dénomination donnée au carrousel : « le galopant » car jusqu’à ce jour il était connu, au Canada, sous le nom de carrousel antique. En Belgique et, plus particulièrement dans la région Verviétoise il était appelé « Le Poleur » car l’ancêtre de ce type de carrousel appartenait à Adrien Poleur qui habitait Amay. Dans la région de Liège on le surnomme volontiers « le tourniquet d’à Bairolle ».

Malgré tous ces désagréments techniques, la restauration du galopant est une réussite. Je me dois de remercier les commanditaires et artisans qui ont contribués à rendre à ce carrousel, d’origine Liégeoise, qui reste un des plus beaux métiers forains du monde, son lustre d’antan.


En 1984, dans le Parc de La Ronde à Montréal
Photo : Lambert Jamers



New York (1964 - 1965)

8 11 2007

L’annonce de la vente du carrousel, pourtant maintes fois démenties, fit grand bruit. Certains déploraient que la Ville de Liège, voire le musée de la vie Wallonne, ne fassent aucun effort pour garder ce métier remarquable. Hélas, ni la ville, ni le musée n’avaient les moyens de se permettre une telle acquisition. C’est ainsi que le musée se contenta de lui consacrer un film qui restera dans les collections du musée.

Pourtant, Jacques Bairolle a espéré longtemps que son carrousel reste en Belgique et c’est à contrecœur qu’il l’a vendu aux Américains. Il ajoutera : « Il va aller tourner quelques mois puis il va y mourir » Mais, les américains le voulaient à tout prix, le dernier galopant sur rails en Belgique et le plus beau carrousel d’Europe.

Après la foire d’octobre, à Liège, en 1963 la Famille Bairolle remit le carrousel en ordre.
C’est Jacques Bairolle lui-même, âgé de 71 ans, son fils Joseph, le fils de sa fille Marie, Jacques Wynant et un ouvrier, Jean Renardy, qui, le 15 mars 1964, embarquent sur un transatlantique, au port d’Anvers, à destination des Etats-Unis. Ils vont mettre au courant les ouvriers de l’énorme entretien qu’exige le carrousel. Ils emportent avec eux, près de 900 mètres de carton perforé soit l’équivalent de 75 succès d’autrefois.

C’est dans le but d’agrémenter le village Belge de la foire mondiale de New York de 1964 -1965 que les Américains achètent le galopant. Parmi ce village belge on y trouve, outre le galopant, une église, la reconstitution d’un village flamand des années 1700 et des produits belges. Cette foire et plus particulièrement le galopant y rencontrent un vif succès.

Jacques Bairolle rentrera à Liège, dans le courant de la même année pour prendre une retraite méritée. Il décèdera à Bressoux le 5 juin 1977.

Personne ne sait ce qu’il est advenu du carrousel à la clôture de la foire, en 1965, jusqu’à son rachat par le Canada en 1966.

 

New York – Foire Mondiale 1964-1965. Photo : Ram Dashner

New York – Foire Mondiale 1964-1965. Photo : Bill Cotter U.S.A.

New York Foire Mondiale 1964-1965. Photo : Belgian Villiage at Night.

New York Foire Mondiale 1964-1965. Photo : Mitch Silverstein.



Période Belge (1885 -1964)

7 11 2007

Il y a quelque chose de particulier dans les fêtes foraines que l’on ne retrouve nulle part ailleurs. Qui n’a en mémoire l’un ou l’autre souvenir de cette fête populaire ? Combien d’idylles, certaines pour la vie, sont nées ou se sont nouées à l’occasion de ces fêtes ?

Tout au long de ma jeunesse, j’ai été bercé par le carrousel galopant de Jacques Bairolle d’origine Liégeoise. A la fête de Dolhain, il était installé sur une petite place, face à la grande place ou se trouvaient les autres attractions. Il était, incontestablement, le plus beau métier de la kermesse. Il attirait tous les regards. Je me souviens du regard émerveillé des nombreux touristes de passage. Rare étaient ceux qui ne s’arrêtaient pas pour venir admirer ce magnifique ouvrage.

Haut de 7,62 mètres, le galopant a un diamètre de 12,20 mètres. Ornés de miroirs biseautés et de couleurs chatoyantes, il compte 24 chevaux et 4 gondoles. La première gondole est unique et représente un ange ailé tenant des rênes. La seconde possède un baldaquin supporté par des profils de nymphes. La troisième présente une figure de proue qui représente une femme tenant un flambeau. La dernière, enfin, est caractérisée par son baldaquin qui repose sur des montants ornés d’arabesques. L’orgue du carrousel est du type mécaniques pneumatiques issu des ateliers de Charles Marenghi de Paris. Les mouvements des chevaux et des gondoles sont actionnés grâce à un mécanisme ingénieux. Garni par de nombreuses ampoules électriques (rare à l’époque) ce carrousel témoigne, déjà, de la haute technologie et du talent des artisans de l’époque.

La date de la fête à Dolhain occupant exactement le milieu de l’année, nous étions au début des vacances scolaires et ainsi nombreux à assister au montage du carrousel. Le montage s’effectuait, généralement, en deux jours. Jacques Bairolle était particulièrement soigneux et fier de son métier forain.

Après avoir installé la partie centrale du carrousel composées de la machine à vapeur, du mécanisme de rotation et de l’orgue, les ouvriers montaient la charpente. Les divers éléments utiles à cet effet passaient d’un ouvrier à l’autre pour être, finalement, fixé par un des ouvriers perchés sur une échelle et qui faisait tourner l’ensemble au fur et mesure que les éléments étaient placés. Ensuite, c’est la pose et mise à niveau des blocs de bois qui supportaient les rails. Ces dernières placées, les ouvriers conduisaient les nombreux chariots supportant les chevaux de bois et gondoles pour les poser et les fixer l’un à l’autre sur les rails. Les différents éléments de décoration et corniches étaient soigneusement nettoyées et posées. Le placement des nombreuses ampoules électriques terminait le travail.

Traditionnellement, les carrousels à chevaux de bois sont actionnés au moyen d’un système vilebrequin installé dans la charpente du manège et qui font monter et descendre les chevaux (type ascenseur). Le galopant de Jacques Bairolle est monté sur rails (beaucoup plus rare). Grâce à un mécanisme spécifique, les mouvements des chevaux correspondent à une réplique d’un cheval au galop. Les gondoles oscillent d’avant en arrière mais également de droite à gauche.

Le carrousel disparaît, à Dolhain (devenu Limbourg en 1974), en juillet 1963 et en même temps l’âme de la fête locale. Pour moi, cette fête ne sera jamais plus la même.



L’ évolution du galopant de Jacques Bairolle

6 11 2007

C’est le 15 mars 1964 que Jacques Bairolle, embarque, avec son galopant, sur un transatlantique à destination de New York. Le carrousel qui, depuis 1885, a donné tant de plaisirs à de nombreuses générations quitte définitivement la Belgique.

Le galopant acheté par les Américains pour agrémenter le village belge de la foire mondiale de New York (1964-1965) connaît un énorme succès. Puis, le carrousel disparaît. On le retrouve en 1966 au Canada ou la ville de Montréal l’a racheté dans le cadre de l’exposition universelle de 1967. Installé dans le parc de La Ronde sur l’île Sainte Hélène, une des nombreuses îles du fleuve Saint Laurent, qui traverse la ville le galopant est une des attractions préférées des nombreux touristes.

Maintes fois restauré, rénové, repeint, il réapparaît chaque fois et continue à tourner à la grande joie des nombreux touristes. A l’automne 2002, il disparaît à nouveau. Six Flags, nouveau propriétaire de La Ronde l’a retiré du parc pour le restaurer dans les règles de l’art, précise à l’époque un communiqué de La Ronde.
Le 15 mars 2007, un communiqué de La Ronde annonce le grand retour du galopant, entièrement rénové, sur le site de La Ronde au mois de mai 2007.

Je me suis rendu au parc de La Ronde en septembre 2007 pour revoir ce carrousel mythique. Si la restauration est une belle réussite, d’autres problèmes, plus techniques, sont apparus.

Le galopant avant son départ pour les Etats-Unis